pont céleste

pont céleste

Perché sur les flancs de la montagne, je m’adosse contre ces parois abruptes.

Elles viennent m’écraser de part et d’autre de mon corps.

Mais, ma finesse se moque de ces pressions monumentales que tu m’infliges puisque je me suis fait à ton image.

En me plaçant ici je donne le ton, l’harmonie sauvage que tu as tissé depuis ces nombreuses années s’oublie au profit de mes lignes élégantes.

La foule

La foule

Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j’entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras…

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l’un contre l’autre
Nous ne formons qu’un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l’un et l’autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s’élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s’envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux…

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l’arracher d’entre mes bras…

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l’un de l’autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S’étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure…

Entraînée par la foule qui s’élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L’homme qu’elle m’avait donné
Et que je n’ai jamais retrouvé…

“Edith Piaf, La foule

Origines

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Rappelles moi mes origines ! Toutes ces incertitudes me rongent les sangs.

Tandis que tu te joues de moi en me rappelant des souvenirs lointains, j’use mon œil pour photographier un instant véridique. M’as-tu donné le choix d’enregistrer ce lieu adamique. Seule la beauté de cet arbre entre ciel et terre m’attirait.

En la contemplant elle m’évoquait certains souvenirs passés. Peut être une histoire contée par mes ancêtres, ou peut être une part faisant partie de moi.

Rappelles moi d’où je viens !

Je suis le reflet de mes émotions, mes émotions sont le reflet de mon passé. Mais quel est le reflet de mon passé ?

Style photographique

style photographique

Voici une petite histoire écrite avec le vocabulaire technique du photographe. Sauriez vous le reconnaître ?

Un seul objectif, éviter d’être capturé. J’aperçois une brèche, une ouverture qui me permettrait de rester en vie. Je me précipite rapidement de plonger dans les profondeurs abyssales où règnent angoisse et sensations vertigineuses.

L’air commence à me manquer et je lutte pour garder mon souffle. Pendant que les rafales viennent percuter la surface de l’eau, je me meus pour éviter d’être toucher. Les balles transpercent ce milieu comme des goûtes de pluies. Aucune issue !

L’ivresse des profondeurs nourrit ma pensée en m’attirant dans une obscurité sans fin. Cet air glacial me fragilise. Tout en essayant de garder les yeux ouverts, je place mes jambes contre mon torse, mes poings sur ma poitrine et mes doigts à l’intérieur des paumes.

La nature repris ce qu’elle m’avait donné et je retournais doucement vers mon état primaire.

V

v ailes

Virevoltez sur les vers des virtuoses en vous envolant vers vos passions les plus fortes.

Laissez ce monstre ! Ce monstre qui suce votre sève, s’alimente de vos certitudes et de vos angoisses. Voué à l’échec, vous soutenez cette voûte afin de conserver un utilitarisme dénué de sens. Cependant votre dévouement extrême vous empêche de rêver.

Assez de ces convictions éphémères. Évincez votre ennemi avant de lui être dévoués corps et âme.

Le temps de la vanité est révolu, place à la vendetta.